Il est doux, doré, épais et moelleux… Et selon le jury d’une compétition mondiale inattendue, c’est le meilleur far breton du monde. Mais quel est donc ce secret qui lui donne ce goût inoubliable et cette texture parfaite ? Un détail simple, mais qui change tout. On vous montre comment le reproduire chez vous.
Un dessert d’origine humble devenu star internationale
Avant de devenir la spécialité sucrée qu’on connaît, le far breton était un plat rustique et salé. Au XVIIIe siècle, il s’agissait d’une bouillie de farine de sarrasin, servie avec de la viande, du poisson ou du lard. Rien à voir avec le dessert moelleux que l’on savoure aujourd’hui !
Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la version sucrée fasse son apparition. D’abord nature, puis garnie de pruneaux séchés, elle a peu à peu conquis les tables bretonnes… puis les cœurs dans le monde entier.
Pourquoi le far breton plaît autant ?
C’est un dessert à la fois simple et réconfortant. Sa texture est plus dense qu’un flan, mais tout aussi fondante. Il offre un doux contraste entre son cœur moelleux et sa croûte dorée légèrement caramélisée.
Le goût de beurre salé et l’onctuosité de l’appareil en font un classique de la pâtisserie bretonne. Mais une bonne cuisson, un bon moule et surtout une petite astuce familiale peuvent faire passer ce dessert du bon… au fabuleux.
La recette sacrée du meilleur far breton du monde
La recette révélée par la maman de @lafoodloveuse sur Instagram suit les bases traditionnelles, avec une touche bien à elle. Voici tout ce que vous devez savoir pour le reproduire fidèlement :
- Farine : 200 g de farine de froment
- Sucre : 200 g de sucre blanc + 2 sachets de sucre vanillé
- Œufs : 5 œufs entiers
- Sel : 1 pincée
- Lait : 50 cl de lait entier (légèrement chauffé)
- Optionnel : un trait de rhum (bouchon doseur)
Dans un grand saladier, elle mélange les ingrédients du centre vers l’extérieur pour éviter les grumeaux. Rien d’extraordinaire jusque-là. Mais c’est ensuite que tout change…
Le geste secret qui transforme tout
Alors que la plupart des recettes conseillent de beurrer le moule, elle va beaucoup plus loin. Elle met 50 g de beurre salé dans le moule vide et le glisse au four quelques minutes. Quand le beurre devient noisette – c’est-à-dire doré, craquant, et légèrement caramélisé – alors seulement elle y verse la pâte.
Le résultat ? Le beurre remonte à la surface pendant la cuisson. Il forme une croûte dorée, fine et croustillante comme vous n’en avez jamais vu. C’est ce petit détail qui a bluffé tout le monde et qui a valu à cette recette familiale la coupe du monde du far breton.
Un passage au four bien précis
Après le mélange et l’astuce du beurre, il ne reste plus qu’à enfourner le tout. La cuisson est déterminante. Elle doit se faire pendant 30 minutes à 210 °C.
Sortez le far quand il est bien gonflé et doré. Le meilleur moment pour le déguster ? Encore tiède, avec les arômes de vanille, de beurre et de caramel encore bien présents. Un pur bonheur.
Une recette transmise avec amour
Derrière cette success story bretonne, il y a une mère, une fille, et une mémoire de famille. Pas de marketing, pas de minuteur ultra précis. Juste un tour de main, une astuce bien huilée… et beaucoup de cœur.
Alors, si vous cherchez une recette simple, accessible, mais spectaculaire, ne cherchez plus. Ce far breton – doré, beurré, croustillant et fondant à la fois – mérite amplement sa médaille. Et maintenant que vous connaissez son secret… à vous de jouer.












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